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Dimanche dernier, un leader islamiste a été arrêté en Indonésie suite à des soupçons de violations des mesures sanitaires mises en place afin de lutter activement contre l’épidémie du Covid-19. En effet, le dirigeant aurait organisé un prêche rassemblant plusieurs milliers de croyants durant l’horaire de prière d’Indonésie.

Violation des restrictions pour lutter contre le Coronavirus 

Rizieq Shihab, a été arrêté après que la police a abattue six membres du Front des défenseurs de l’Islam, son groupe, durant une fusillade sur une autoroute. Selon la police le dirigeant islamiste est en détention durant 20 jours. D’après Argo Yuwono, le porte-parole de la police nationale, l’une des raisons de l’arrestation de Rizieq Shihab, est pour qu’il ne récidive pas. En cas de condamnation, le dirigeant du groupe le Front des défenseurs de lislam en Indonésie, risque plus de 6 ans de prison pour avoir violé les différentes règles édictées contre le Covid-19.

Retour d’exil

Le dirigeant islamiste avait été accueilli par des milliers de personnes le mois dernier à l’aéroport de Jakarta à son retour d’exil, un rassemblement qui contrevenait déjà avec les règles de distanciation sociale mises en place par le gouvernement indonésien afin de lutter contre la propagation de la maladie virale dans le pays. En outre, selon les médias nationaux, plusieurs de ces fidèles ont été par la suite déclarés positifs au Coronavirus. Suite à ces événements, la police indonésienne avait convoqué Rizieq Shihab plusieurs fois.

Il est important de rappeler que l’Indonésie qui est le pays musulman le plus peuplé du monde, a enregistré prés de 6 000 cas de Covid-19 et plus de 18 500 décès.

En dépit de ces chiffres, ainsi que les différentes restrictions, le dirigeant islamiste Rizieq Shihab, a organisé plusieurs prêches permettant de rassembler quelques milliers de personnes. Le charismatique M. Shihab, a pu fuir en 2017 en Arabie Saoudite après avoir été accusé par la police indonésienne dans une affaire de pornographie. Après trois ans d’exil, il décide de retourner au pays.

Le groupe FPI qu’il dirige est devenu durant ces dernières années le porte-drapeau d’un islam dur et pur.